Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes

Le 25 novembre 2021, Kheira Guernan a animé une conférence sur les violences faites aux femmes et aux enfants dans la ville de Cavalaire dans le Var.
En effet, c’est à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes que le 25 novembre dernier, la ville de Cavalaire s’est mobilisée pour « orangez le monde ». Pour cette journée particulière de sensibilisation, de nombreuses personnes se sont déplacées.

Un grand merci à : La Ville De Cavalaire , Philippe Leonelli , Catherine Wydooghe , Carold Mortier , Françoise Dumont , Sereine Mauborgne, #stopauxviolences

Des locaux et bureaux professionnels à louer à La Seyne sur Mer

Psychologue clinicienne, je travaille auprès d’enfants et j’ai longtemps travaillé auprès d’enfants placés, je n’ai malheureusement pu que constater la difficulté de trouver des professionnels sur le secteur seynois / varois pour les prises en charges ortho, pédopsy et autres … Aussi après quelques recherches, j’ai acheté des locaux, rénové et investi ces locaux et je suis enfin prête aujourd’hui à accueillir des professionnels ( Neuropsy orthophoniste ou autres… ) pour recevoir ces bambins et adolescents dans cet espace qui leur est dédié.
Contactez-moi pour tout renseignement supplémentaire sur la location de ces bureaux à La Seyne sur Mer.

Inauguration de l’Unité d’Accueil Pédiatrique Enfants en Danger

INAUGURATION DE L’UAPED ( UNITE D’ACCUEIL PEDIATRIQUE ENFANTS EN DANGER )

L’UAPED permet d’offrir un lieu unique ainsi qu’un accueil complet et sécurisé à l’enfant victime, afin de recueillir sa parole dans les meilleures conditions possibles et d’assurer dans le même lieu, les éventuels examens médicaux.

Cette unité d’accueil pédiatrique enfants en danger est la première de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur.
https://www.ch-dracenie.fr/actualites/elementor-14482/

Congrès de l’AFPEN à Toulon du 2 au 4 juin 2022

Le Congres AFPEN à Toulon

Le 27ème congrès de l’AFPEN (Association Française des Psychologues de l’Éducation Nationale) aura lieu à Toulon du 2 au 4 juin 2022. Ce congrès propose de PARTAGER, d’EXPÉRIMENTER, et de COMPRENDRE. Le thème de ce congrès s’articule autour du thème Psychologies et psychologue dans l’école du 21ème siècle. Il s’adresse à tous les psychologues et tous les professionnels ou parents concernés par les évolutions dans le champ de l’éducation.

En effet, l’école de la confiance s’affiche comme inclusive et bienveillante. La loi de 2005 sur le handicap ainsi que loi de refondation de 2013 l’ont définitivement fait entrer dans un nouveau millénaire. L’école redessine ses contours en questionnant les rythmes de l’enfant, l’évaluation de l’élève et le partage de l’espace scolaire.

De plus, les évolutions sociétales influencent le développement des enfants accueillis, bouleversent les organisations familiales, mais aussi les attentes des familles et leur rapport à l’institution… EN SAVOIR PLUS.

Congrès associatif Du 1 juin au 4 juin 2022
Congrès scientifique du 2 au 4 juin 2022

Adresse : PALAIS DES CONGRES NEPTUNE TOULON

Kheira Guernan, psychologue clinicienne dans la Protection de l’enfance, enfants victimes de violences conjugales et intra familialesPsychologue clinicienne, j’ai exercé dans le champ de la protection de l’enfance (en maison d’enfants placés, en visites médiatisées, espace de rencontre…). Aujourd’hui je travaille en milieu hospitalier à l’Unité Médico-judiciaire/Unité d’Accueil Pédiatrique d’Enfant en Danger à l’hôpital Sainte Musse à Toulon… LIRE LA SUITE

Kheira Guernan intervient au congrès de l’AFPEN à Toulon

Kheira Guernan est intervenue au congrès de l’AFPEN à Toulon. Un grand honneur pour la psychologue pour enfants spécialisée dans les violences conjugales et intra familiales. A destination de tous les psychologues, professionnels ou parents concernés par les évolutions dans le domaine de l’éducation, ce congrès s’est déroulé du 2 au 4 juin 2022.

« C’est un honneur que d’avoir participé au congrès organisé par l’AFPEN Association Française des Psychologues de l’Education Nationale sur l’école et la protection de l’enfance. Un sujet plus que d’actualité.
Rappelons que pour les enfants victimes de violences, là où la violence annule, détruit et rend « objet » l’école le replace à sa place de « sujet » et « d’être pensant ». C’est en nourrissant la pensée qu’on devient libre.
Pour tous les enfants d’ici et d’ailleurs…????????☀️«

« Spychologue ???? quand les enfants parlent de mon beau métier … ils sont le mieux « placés » pour parler de ce que nous « faisons »☀️
Mille mercis à tous ces enfants qui m’ont confié ce qu’ils ont de plus cher « leur intime, leur confiance » parce que cette confiance est précieuse, nous devons en prendre soin.
N’oublions pas que ce sont les adultes de demain
A tous les enfants d’ici, d’ailleurs et de ceux partis trop vite …mes pensées sont pour vous ☀️???? »

Kheira Guernan interviewée par Le Metropolitan

Kheira Guernan a été interviewée par Le Metropolitan, un article paru le 22 septembre.

Kheira Guernan : « Le statut de l’enfant en France reste à travailler »

Psychologue clinicienne spécialisée en victimologie, Kheira Guernan s’exprime sur sa façon de travailler avec les enfants victimes de violences familiales. Dans son cabinet, elle met des mots sur leurs souffrances et aide les âmes d’enfants à se reconstruire après un traumatisme.
Si toutes les histoires sont douloureuses, Kheira Guernan a fait de la protection de l’enfance son fer de lance.

En effet, en décidant de travailler dans la protection de l’enfance et en étudiant la psychologie du trauma, Kheira Guernan a pu dresser quelques constats.

Un extrait de l’article du Metropolitan du 22 septembre 2022 :

« Le statut de l’enfant en France reste à travailler. Il y a des aberrations sans nom lorsque ce dernier est victime de violences ou assiste à un drame. Tant qu’une décision de justice n’a pas été prise lors d’un drame, l’enfant a besoin de l’accord parental de la mère et du père avant de commencer une thérapie. Même si le bourreau est l’un des deux. Coupable, ce dernier refusera certainement que l’enfant dévoile ce qu’il a vu ou subi. Il faut donc attendre qu’un magistrat prenne une décision pour que l’enfant ait le droit à une consultation alors qu’on sait qu’au moins vite un traumatisme est traité, au plus il laissera de séquelles. Autre chose, si la maman ou le papa (car les deux arrivent) subit les coups de son partenaire devant l’enfant, on emmènera seulement la personne blessée aux urgences alors que dans ces cas, les maux ne sont pas que physiques. Il y a tant de choses à revoir ! Depuis 2013, je forme les policiers municipaux à l’accompagnement des victimes de violence, je sais donc que les mentalités évoluent avec le temps mais si lentement ! »

Lire l’intégralité de l’article :

Kheira Guernan : « Le statut de l’enfant en France reste à travailler »

Congrès International francophone de Hyères : Liens de filiation et d’affiliation

Atelier « Enfant victime, enfant placé, « victime » ? »
Du côté de l’enfant …

La justice et le soin disposent de deux temporalités et réalités différentes. Oh combien ! importantes, chacune de leur côté pour les enfants « victime de .. ».
L’enfant, lorsqu’il est « victime » qu’il vive chez ses parents ou qu’il soit « placé » doit pouvoir accéder aux mêmes droits que chaque être humain.
Or le parcours de l’enfant est semé d’embuches protéiformes.
Les enfants que j’ai accompagnés et que j’accompagne veillent à ne pas « placer » les personnes qu’ils aiment en difficulté. La peur de « faire du mal ou de blesser » est omniprésente, rendant ainsi leur discours parfois confus, parfois ambivalent, parfois peu entendu, la crainte étant plus forte « que la vérité ».
Et de quelle vérité parle-t-on ? De quelle place regardons-nous l’enfant ? Car il s’agit toujours d’une question de « place ». Celle dans sa famille, dans sa filiation, auprès de ses parents, de ses figures d’attachement, des institutions et de la justice.
Il y a plusieurs dimensions à prendre en considération lorsque nous travaillons auprès des enfants. Il y a une dimension à la fois individuelle, familiale et sociétale.
Comment allons-nous accompagner cet enfant ? Avec qui allons-nous travailler ? Quoi travailler ?
Il y a aussi l’accès ou pas au statut de « victime », la « place » que cela confère et certainement « l’identité » que cela génère ou renforce.
Le parcours victimaire ouvre la réflexion de l’articulation du soin, du droit et de la justice nécessitant que les différents acteurs (familles) prennent en compte les familles, car un enfant n’existe pas sans sa famille.

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Conférence sur les vif le 26 novembre 2022 à Cavalaire

Journée d’informations et d’échanges.
NON aux Violences !

Le matin aux côtés des Etudiants du Lycée de Gassin – St Tropez avec Monsieur le Proviseur, Patrick Morelle, avec la présence de Monsieur Le Maire et Conseiller Départemental Philippe Leonelli
Et de monsieur le Sous Prefet Eric Wispelaere

L’après-midi au cinéma de Cavalaire – Accueil à 13h30

Une journée d’échanges avec nos intervenants :
Virginie Peyré, auteure de la Barque Noire
Aurore Boyard, avocate au Barreau de Toulon
Kheira Guernan, psychologue clinicienne
Philippe Salciccia, Journaliste-Animateur

Une avant-première du Court métrage de « Sous tension »*
* Certaines scènes violentes sont susceptibles de heurter un public sensible.
En présence de :
Mireille Fievet, réalisatrice et actrice
Et de Fouad Reeves, Parrain de l’événement

Sans oublier le Major Frédéric Soriano, Commandant la BTA la Croix Valmer.

Et le soutien et la présence de la Sénatrice Françoise Dumont
de madame la Conseillère Départementale Véronique Lenoir
et de Monsieur le Député Philippe Lottiaux

#acoeurorange

« Non aux violences » : les dispositifs d’aide dans le golfe de Saint-Tropez

Le samedi 26 novembre au lycée du Golfe de Saint-Tropez, Kheira Guernan participait au débat qui a suivi la projection du court-métrage Sous tension.
Présenté dans le cadre de la journée de sensibilisation organisée par la ville de Cavalaire, ce court métrage traite des violences familiales.
Kheira Guernan est intervenue sur les retentissements des violences intra familiales (vif) sur les enfants et l’avocate Aurore Boyard a longuement évoqué les moyens d’aider les victimes.

« Il faut que les victimes aient connaissance de ces dispositifs, c’est cela qui va les permettre de partir. » La juriste a ainsi présenté Safe Home, mécanisme monté avec la CAF (caisse d’allocations familiales) pour aider les victimes de violences. Avec ouverture du dossier en 48h et versement des droits en cinq jours. Dans le Var, a par ailleurs été signée avec Foncia une convention en juillet dernier pour la mise à disposition de son parc locatif.

Lire l’article de Var Matin

Une journée consacrée aux violences sur mineurs…

Psychologue dans une maison d’enfants à caractère social (M.E.C.S)

Aujourd’hui, c’est de mon métier en maison d’enfants dont j’aimerais écrire quelques bribes..

Tout commençait il y a 3 ans,
Je recevais un email me demandant si j’étais intéressée pour effectuer un remplacement en maison d’enfants à caractère social.
Je contactai aussitôt le directeur et l’informai qu’il me restait effectivement des disponibilités dans mon agenda.
Le lendemain, j’étais reçue et le jour suivant, je recevais déjà les premiers enfants.
Tout est allé très vite, aussi vite que la temporalité psychique en MECS.

Léon,
Le premier jour dans cette maison, je rencontrai un petit garçon, Léon.
Léon assis sur une marche d’escalier me regardait, il se redressa à mon approche puis me dit : « comment tu t’appelles ? »
Je lui répondis « bonjour, moi je m’appelle Kheira et toi ? ». Léon, ce petit bonhomme au physique trapus, au visage rond, aux yeux clairs et avec ce sourire malicieux, âgé tout au plus de 5 ans me prit la main en m’accompagnant au secrétariat de direction.
De prime abord, je trouvai très attachant et naturel ce comportement, quoique je restai surprise de cette proximité et cette non peur de « l’étrangère » que j’étais.
Léon était le premier lien que je nouais dans cette maison, avant même de rencontrer les professionnels, je venais de rencontrer « Léon » et j’aimais déjà cette maison !

6 mois après,
Je tombai littéralement amoureuse de cette maison d’enfants et j’aimais bien entendu tous les enfants.
Et Léon, de nouveau, me demanda : « tu vas partir et nous laisser ? ».

1 an plus tard,
Je déménageai pour m’installer plus près de cette maison et y travailler pleinement.
C’est une authentique et belle rencontre que j’ai eue avec ce lieu chargé d’histoires et d’émotions.

Une Maison d’Enfants à Caractère Social est une maison d’enfants « placés ». Il s’agit du nom définit pour désigner un « foyer », en d’autres termes un lieu institutionnel accueillant des enfants qui ont besoin d’être protégés car exposés à un/des danger(s). C’est un Juge des Enfants qui prend la décision de « placer » l’enfant.

Je travaille auprès d’enfants âgés de 3 ans à 12 ans.
Je pense avoir l’un des plus beaux métiers, le plus beau d’après moi mais suis-je objective ?! J’accueille des enfants lors de leur arrivée et je les rencontre quotidiennement individuellement et collectivement. Je les accompagne dans le cadre de suivi psychologique et psychothérapeutique et travaille avec des éducatrices et des éducateurs engagés. C’est d’ailleurs dans cette maison que j’ai découvert ce métier « d’éducateur ».

Le travail en MECS est extrêmement prenant psychiquement et physiquement. Ce n’est jamais assez… les enfants sont dans une demande permanente et constante de lien et d’attachement. Nous travaillons la question du manque au quotidien avec ce que nous sommes. Les problématiques abandonniques représentent 90% de notre travail.

Comment travailler dans un environnement où tellement de souffrances se mêlent, s’entremêlent et s’en mêlent ?
Un enfant de 11 ans me disait cette semaine « toi, ce qui est bien, c’est que tu parles la langue des enfants » et il ajouta : « tu sais pourquoi on vient te voir ? ».
Je lui dis « dis-moi »
Il répondit : « toi tu essaies de te mettre à notre place et pourtant tu n’y es pas, tu ne nous grondes jamais et tu nous aides à penser ».
J’essaie régulièrement de maintenir « l’appareil à penser », celui des enfants et le mien !

Penser ma fonction de psychologue et les autres fonctions dans la maison, la place des enfants dans la maison d’enfants, leur place dans la procédure judiciaire, leur place dans leur maison, dans leur famille, dans leur fratrie, auprès de leurs parents … la place, la place, la place ….
Les enfants se mettent à « la place » que nous leur donnons ou celle que nous pensons leur donner puisqu’ils sont « placés ». Ils ont cette capacité inépuisable de pardonner et d’aimer. Ce qui est parfois incompris par les professionnels, comment peut-on aimer un parent qui maltraite ?!
Eh bien par ce que l’enfant aime son parent, il aime « qui il est » et non « ce qu’il fait ». Il différencie le sujet de son comportement. Et puis, il s’agit aussi de la seule figure d’attachement, insécure certes mais sa figure d’attachement, de lien. L’objet d’amour et le lien sont deux aspects différents dans la relation. Certains adultes peuvent aimer mais peuvent avoir de grandes difficultés à maintenir le lien, certains parents sont pères et mères sans pouvoir être papas et mamans.

Au quotidien, nous, professionnels en MECS, parlons de ce qui ne se parle pas, de ce qui ne s’entend pas et de ce que peu de personne supportent de voir.
Il est incroyable de constater à quel point l’être humain est capable de construire ou de détruire.

D’un tempérament optimiste, un tantinet rêveuse, je souffle aux enfants que « tout est possible ! », « qu’ils peuvent y arriver même lorsque les évènements de vie sont douloureux ».
Écouter les besoins des enfants, les accompagner à partir de là où ils en sont et avec ce qu’ils ont, voilà une description d’une partie de mon travail.
Je travaille pour les enfants, avec les enfants.

Kheira Guernan, Novembre 2020